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In: Tendances
17 fév 2012Équipements, logistique, comportements utilisateurs, mesure des coûts carbone … toute la chaîne doit être prise en compte.

Quels rôles peuvent jouer les équipements dans une démarche green ?
Claude Ah-Leong-Fat : Il faut d’abord préciser que toutes les entreprises, des plus grandes aux structures de taille modeste s’intéressent au green IT ou plus spécifiquement aux démarches de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Dans cette logique, produits, moyens, utilisateurs et solutions doivent entrer en ligne de compte pour la réflexion.
Chez Econocom, nous travaillons dès l’amont en qualifiant des équipementiers qui ont une technologie green au sens où ils s’engagent sur 80% du taux de recyclage de leur produit. Des marques comme Sharp, Ricoh, Xerox, HP, Lexmark participent à cette philosophie.
Nous sommes également très attentifs à la contenance des consommables. Plus un toner sera capacitif, moins on sollicitera la partie logistique et plus on limitera le coût écologique de l’acheminement, du centre de stockage vers le client.
Au niveau de la fabrication des équipements, nous privilégions des partenaires avec une logique de proximité industrielle comme Sharp qui dispose en Alsace d’usines, parfois autonomes en termes de production électrique grâce à des systèmes photovoltaïques et à partir desquelles les produits sont livrés sur toute l’Europe. Cela évite un bilan carbone non négligeable engendré par les produits issus de l’Asie. Ces paramètres entrent dans les critères de décision des entreprises, même s’ils pèsent encore peu, 10 à 15 % dans le choix, par rapport aux critères financiers.
Quels sont les leviers au niveau des moyens ?
C. A-L-F. : La méthodologie passe par une conduite de changement au niveau des usagers et aussi du matériel.
Les stratégies d’éducation des usagers sont essentielles. Nous les axons sur l’usage de la dématérialisation, sur l’utilisation d’équipements multifonctions pour générer au format PDF ou l’utilisation systématique du recto/verso, de l’impression en mode groupé ou brouillon, qui selon HP permet jusqu’à 20% d’économie d’encre, ou encore la réduction des impressions d’emails qui représentent 10 à 15 % (voire plus) du total des impressions.
Pour la réussite de ces stratégies, l’accompagnement des utilisateurs est aussi important. Certains de nos clients très papivores dans la secteur bancaire, de l’assurance ou des mutuelles de prévoyance mettent à disposition des écrans plus grands permettant un meilleur confort de lecture et/ou des modules d’e-learning consultables sur les intranets de l’entreprise pour favoriser l’apprentissage des fonctionnalités enrichies des équipements multifonctions. Les services IT et le helpdesk sont aussi des soutiens supplémentaires pour l’utilisateur.
Est-il possible de mesurer l’impact écologique et financier des moyens mis en œuvre ?
C. A-L-F. : Oui, et Econocom est l’une des rares entreprises du marché à proposer une solution permettant d’élaborer un retour sur investissement avec des outils de métrologie pour l’impression bureautique.
Depuis 2003, nous avons sélectionné le produit Watchdoc de notre partenaire, Doxense. Il permet de tracer la production bureautique par individu, avec un indicateur CO2 mesurant l’empreinte écologique de chacun. Cet indice va devenir important pour les entreprises qui cherchent à réduire leur exposition aux quotas.
Une des finalités de cet outil est aussi de responsabiliser utilisateurs et leurs managements dans la réduction du gâchis de papier. Avec l’outil Watchdoc, les impressions d’email passent par exemple de 15 % à 2 % seulement du total des impressions. Selon le Gartner Group, les entreprises dépensent entre 3 et 5 % de leur C.A. en impression, dont 20 % sont immédiatement mis à la corbeille. Un autre chiffre, relatif aux équipements : une page couleur représente 10 fois le coût d’une page monochrome, donc, pour les entreprises disposant de nombreux équipements couleur, il y a un gisement d’économie potentielle important.
Au niveau des moyens, les arguments économique et écologique se rejoignent et le ROI est directement mesurable.
La solution Papyrus by Econocom s’inscrit-elle dans cette logique ?
C. A-L-F. : Bien sûr, contractuellement, c’est aussi un programme orienté éco-responsabilité, basé sur une méthodologie, des outils qui permettent du pilotage, du reporting avec des indicateurs clés des progrès que l’entreprise réalise. Cela facilite beaucoup les évaluations de leurs ingénieurs qualité qui n’ont pas forcément les outils adaptés et disposent, avec les outils de l’offre Papyrus by Econocom, des supports de communication clairs et compréhensibles par tous.
Présent dans 17 pays avec 3 700 collaborateurs et un chiffre d’affaires consolidé pour l’année 2010 de 1 021 millions d’euros, Econocom constitue le premier groupe européen indépendant de gestion des infrastructures informatiques et télécoms des entreprises.
Les prestations délivrées par le groupe comprennent le conseil, l’approvisionnement, le financement et l'ensemble des services d’infogérance.
L’action Econocom Group fait partie du segment Next Economy sur le marché Eurolist (compartiment B) d’Euronext Bruxelles.
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